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L'affiche au format PDF / L'invitation au format PDF
Le CENTRE DE MÉDIATION asbl, en collaboration avec le Ministère de la Famille et de l’Intégration et du Service National de la Jeunesse ainsi que de l’Association Luxembourgeoise de la Médiation et des Médiateurs Agréés – ALMA asbl et l’Association Internationale Francophone des Intervenants auprès des familles séparée - AIFI a l’honneur de vous inviter à une
CONFÉRENCE PUBLIQUE (gratuite) Le jeudi 17 novembre 2011 à 19 h 00 Congrégation des Sœurs Franciscaines - (Salle Claire)50, Av. Gaston Diderich à L-1420 Luxembourg
L’AUTORITÉ, UN BIEN OU UN MAL NÉCESSAIRE ? Par Monsieur Guy HARDY Assistant socialFormateur en approche systémique – Formateur certifié en PNL
Le thème : Dans un monde en profonde mutation, les enfants attendent des adultes qu’ils leur offrent une relation sécurisante et contenante. Pourtant de plus en plus d’adultes ne s’autorisent plus à faire autorité. Au départ de son expérience de directeur d’un centre d’aide aux familles, Guy Hardy nous proposera des pistes de réflexion pour sortir de ce qu’il perçoit être une impasse.
Le conférencier : Guy Hardy a été directeur d’un centre d’intervention auprès de familles en difficulté. Formateur en approche systémique et en Programmation Neuro-Linguistique, il anime régulièrement des cessions de formation en France, en Suisse, en Belgique et au Québec. Auteur de nombreux articles, il illustre sa démarche dans le livre : «S'il te plaît, ne m’aide pas», Éd. Jeunesse et droit et Érès, 2001. L'affiche au format PDF / L'invitation au format PDF Le CENTRE DE MÉDIATION asbl, en collaboration avec le Ministère de la Famille et de l’Intégration et du Service National de la Jeunesse ainsi que de l’Association Luxembourgeoise de la Médiation et des Médiateurs Agréés – ALMA asbl - www.alma-mediation.lu , a l’honneur de vous inviter à une CONFÉRENCE PUBLIQUE LUNDI 13 DÉCEMBRE 2010 à 19 heures au FORUM GEESSEKNAEPPCHEN 40, bd Pierre Dupong à L-1430 Luxembourg - ( lien vers Editus avec coordonnées GPS )
LA DISCUSSION, UN ESPACE POSSIBLE ENTRE LA VICTIME et L’AUTEUR Par Madame CHRISTINE MAHIEU Juriste – Formatrice et Superviseusel'affiche (format PDF) - l'invitation (format PDF) Le thème : Mme Christine MAHIEU nous entretiendra sur la médiation dans le champ pénal et plus précisément des expériences belges en ce domaine. Si au Grand-Duché, la médiation pénale n’est prévue qu’en amont des poursuites, des expériences belges proposent la médiation pénale avant, pendant et après des jugements … Quelle(s) indication(s) pour la médiation dans le champ pénal ? Quelle(s) limite(s) pour la médiation dans le champ pénal ? Qu’en est-il des compétences nécessaires des médiateur(trice)s dans ce type de médiation ? La conférencière : Madame Christine MAHIEU fut avocate inscrite au barreau de Bruxelles - son intérêt se portait sur les matières familiales, sur la jeunesse et sur les matières pénales. Depuis plus de 20 ans, Madame MAHIEU a rejoint le monde associatif et fut employée par l’ASBL « le Radian ». Cette association a pour objet, entre autres, d’organiser des réponses alternatives dans le cadre de la délinquance juvénile (prestations, médiations, concertations restauratrices en groupe, …). A présent, Madame MAHIEU a rejoint l’ASBL « Synergie » (service de formation continuée et de recherche, actif dans différents domaines du champ social) avec le rôle de formatrice et de superviseuse. PARENTS SÉPARÉS : CONTRAINTS À L'ACCORD ? par Monsieur Olivier LIMET Licencié en politique économique et sociale conférence publique ce mardi 17 novembre 2009 à 19hrs AUBERGE DE JEUNESSE - Luxembourg 2, rue du Fort Olisy à L-2261 Luxembourg - (lien vers Yellow.lu)
Organisé par le CENTRE DE MÉDIATION asbl, en collaboration avec le Ministère de la Famille et de l’Intégration et du Service National de la Jeunesse, l’Association Luxembourgeoise de la Médiation et des Médiateurs Agréés – ALMA asbl ainsi que l’Association Internationale Francophone des Intervenants auprès des familles séparées – AIFI, Le thème : Jusqu’il y a quelques décennies « on se mariait pour toujours », aujourd’hui nous sommes « parents pour toujours ». Pourtant, même si l’intérêt supérieur de l'enfant est placé au centre des débats, il y a encore et toujours de nombreuses ruptures du lien entre un parent et ses enfants à la suite de séparations parentales conflictuelles. Exemples et cas concrets à l’appui, Olivier LIMET nous apportera une explication sociohistorique de la difficulté, voire l’impossibilité des intervenants judiciaires et parajudiciaires à imposer l’application d’une décision (non respectée) des modalités de « garde » des enfants. Susciter les accords entre les parents séparés devient alors une priorité institutionnelle et législative. Avec, comme nous le verrons, des effets positifs et des effets pervers. Le conférencier : Monsieur Olivier LIMET
Sous le Haut Patronage de son Altesse Royale la Grande-Duchesse A.I.F.I. ASSOCIATION INTERNATIONALE FRANCOPHONE DES INTERVENANTS AUPRÈS DES FAMILLES SÉPARÉES
organise
4ème Colloque international les 14, 15, 16 Mai 2009 à MERSCH (Grand-Duché du Luxembourg) 53, rue Grande-Duchesse Charlotte L-7520 Mersch (LU)
« AUTOUR DES FAMILLES EN CRISE: SENS ET COHÉRENCE DES NOUVELLES PRATIQUES »
Colloque organisé par l’AIFI en lien avec :
le Ministère de la Famille et de l’Intégration du Grand-Duché du Luxembourg
le Centre de Médiation asbl 24-26, Place de la Gare L – 1616 Luxembourg ( +352 27 48 34 – 1 Programme au format PDFInscription en ligne (via site AIFI - www.aifi.info )
Chers membres de l’AIFI, Chers congressistes, Le quatrième colloque de l’AIFI se tiendra à Mersch au Luxembourg les 15 et 16 mai 2009. Il sera précédé d’un pré-colloque le 14 mai lequel vous proposera des visites, des échanges et des débats sur des thèmes d’actualité tels que la parole de l’enfant en médiation, les groupes d’échanges et de soutien pour les enfants de parents séparés, la protection de l’enfance et les changements récents en ce domaine, l’état de recherches, la médiation familiale à distance et internationale : déontologie et réseautage. Le colloque 2009 s’intéressera particulièrement aux nouvelles pratiques mises en place pour répondre aux mutations des familles contemporaines. Vous pourrez bénéficier de l’expertise de plusieurs professionnels provenant de la Belgique, du Canada, de la France, du Luxembourg, de la Pologne et de la Suisse. Afin de répondre aux divers besoins de connaître, de confronter des points de vue différents et de partager des expériences, nous avons prévu des conférences plénières, des ateliers et une table ronde-débat. Les travaux de ces journées seront reproduits et constitués en « Actes du colloque » afin que nous puissions garder en mémoire ces connaissances et ces réflexions et les diffuser à tous ceux qui n’auront pas eu la chance d’être présents à Mersch. Ce pré-colloque et ce colloque ont pu être organisés grâce au soutien de divers organismes tant au Canada qu’en Europe. Nous leur transmettons notre profonde gratitude. C’est donc avec fierté que nous vous présentons le programme de ces trois jours. Il s’agit d’un grand rendez-vous, souligné par la présence remarquée de l’Organisation internationale de la Francophonie qui déléguera sa représentante non seulement pour ouvrir notre quatrième colloque mais pour participer à l’ensemble de nos travaux du 14 au 16 mai 2009. Véritable plate-forme internationale d’informations, d’expertises, de connaissances, de recherches et d’actions novatrices pluridisciplinaires sur la problématique des familles séparées, l’AIFI illustre depuis 2003, la richesse de son organisation en tenant entre autres un tel événement à tous les deux ans dans l’espace francophone. Je vous invite donc avec chaleur et empressement à vous inscrire en grand nombre à ce colloque 2009 et bien sûr à devenir membre de l’AIFI. En tant que Présidente de cette Association internationale francophone, je serai heureuse de vous accueillir à Mersch au Luxembourg, pays appelé : « le paradis des randonneurs ». Sincèrement vôtre,
Lorraine Filion Présidente
Autour des familles en crise Sens et cohérence des nouvelles pratiques La famille change. Elle connaît dans nos sociétés une mutation profonde teintée par la conscience de plus en plus forte d’une éthique humaniste, fondée sur les droits imprescriptibles de l’individu et de sa liberté. La famille est passée du statut d’institution garante de l’ordre social à celui d’un ensemble d’individus en quête d’identité. C’est ce passage de liens prescrits à celui de liens choisis qui constitue un élément majeur de fragilisation de la famille. La réorganisation contemporaine de la parentalité, portée par cette vague de mutations, amène souvent des confusions et des déplacements d’affects dans la reconstruction de liens. La place de parents a changé ; la légalisation des compétences parentales modifie par conséquent la place de l’enfant. Dès lors qu’un conflit met en question la compétence parentale … Comment intervenir ? Faut-il travailler sur l’attachement, sur le conflit, sur la crise ou sur la réorganisation de liens ? Les différents acteurs de l’accompagnement des familles exercent-ils une régulation qui aurait tendance à rendre les personnes dépendantes ? Comment les nouvelles pratiques esquissées à Bruxelles en 2005, questionnées à Lyon en 2007, en lien avec la transformation des relations familiales, sont-elles en adéquation avec les ressources des familles ? Comment les professionnels de ces différentes pratiques permettent-ils de favoriser de nouvelles façons de construire des liens ? Et enfin, comment mobiliser les familles par des interventions adaptées et des pratiques cohérentes? Tel est le défi de l’AIFI au Luxembourg en 2009
COLLOQUE NATIONAL MEDIATION AU LUXEMBOURG
Dans le cadre de son dixième anniversaire En collaboration avec le Ministère de la Famille et de l’Intégration le Service National de la Jeunesse
Le Centre de Médiation asbl vous invite au premier COLLOQUE NATIONAL SAMEDI 29 NOVEMBRE 2008 de 9 à 16hrs au Forum Geesseknaeppchen (40, bd Pierre Dupong L-1430 Luxembourg) « Médiation au Luxembourg : Ensemble conjuguons ce nouveau paradigme de la gestion de conflits au passé au présent … Mais surtout au futur ! » Vous rencontrez des conflits dans votre vie professionnelle et/ou personnelle … Si l’on vous dit : MEDIATION ? Et que vous répondez : OUI, MAIS … ! ou NON ! Venez partager avec nous vos interrogations par rapport à la médiation LE PROGRAMME - L'invitation au format PDF
LES ATELIERS CINQ ATELIERS ; Langue(s) : luxembourgeoise / française ou allemande suivant les participant(e)s aux ateliers - mises en commun en français
1. Conflits et famille : Il subsiste encore des réticences de la part des familles et des professionnels à avoir recours à la médiation familiale. A partir de situations vécues, identifions ensemble ces réticences afin d’encourager le recours à ce processus de régulation de conflits et de favoriser le développement de la médiation familiale au Grand-Duché de Luxembourg. Atelier géré par : Madame Marylène REMACLE et Madame Isabelle WURTH
2. Conflits en milieu scolaire : Cet atelier permettra d’approcher de plus près les différentes formes de médiation dans la communauté scolaire. Les objectifs, les pratiques et les modes de fonctionnement seront abordés. Ensemble, nous allons réfléchir sur ce qui existe déjà et sur d’éventuelles nouvelles pistes à envisager. Public cible : élèves, parents et professionnels du processus socio-éducatif (sans distinction des types d’enseignements). Atelier accessible aux élèves. Atelier géré par : Madame Manette KAYSER, Madame Lis THOMÉ et Monsieur Gilbert GRAF
3. Les mineurs et la loi : Lorsqu’un mineur commet un acte contraire à la loi... Faut-il répondre à tout acte ? Est-ce que tout acte mérite la même réponse ? La médiation : un processus responsabilisant ? Atelier géré par : Madame Ofelia WEBER, Monsieur Jean BREDIMUS et Monsieur Luc JEMMING
4. Les majeurs et la loi : Article 24(5) du Code d’Instruction Criminelle : « Le Procureur d’Etat peut - préalablement à sa décision sur l’action publique - décider de recourir à une médiation, s’il lui apparaît qu’une telle mesure est susceptible d’assurer la réparation du dommage causé à la victime, ou bien de mettre fin au trouble résultant de l’infraction, ou encore de contribuer au reclassement de l’auteur de l’infraction. Toutefois, le recours à la médiation est exclu en présence d’infractions à l’égard de personnes avec lesquelles l’auteur cohabite. Le médiateur est tenu au secret professionnel. » La médiation est, par essence, volontaire. Quand en est-il de ce principe en médiation pénale ? Comment donner la possibilité aux médié(e)s de sentir libre de refuser ou d’accepter la médiation ? Réfléchissons-y ensemble ... Atelier géré par : Madame Diane MEYER et Madame Elisabeth RIBEIRO
5. Les conflits de voisinage : Ces petits conflits de la vie de tous les jours qui rendent notre vie insupportable ... Les conflits de voisinages se distinguent souvent pas des nuisances entre voisins, des conflits au niveau des servitudes, ...et perturbent ainsi la qualité de vie entre voisins, ou dans le quartier. Que faire ? Où aller ? Comment la médiation peut-elle aider à résoudre ces conflits à l'amiable ? Atelier géré par : Monsieur Dan BIANCALANA et Monsieur Toni DE GRISANTIS
BULLETIN D’INSCRIPTION (date limite 21 novembre 2008) : INSCRIPTION GRATUITE mais OBLIGATOIRE
Bulletin d'inscription au format PDF
NOM : ________________________ Prénom : __________________ Institution : ________________________________ Fonction : _________________________________ Adresse : _________________________________ Code postal : ______________________________ Ville : ____________________________________ E-mail : __________________________________
Je m’inscris à l’atelier :
A renvoyer (date limite 21 novembre 2008) : Par courrier : Centre de Médiation asbl 24-26, Place de la Gare Galerie Kons (secteur C – 3e étage) L – 1616 Luxembourg Par Fax : +352 27 48 34 59 Par e-mail : info@mediation.lu Bulletin d'inscription au format PDF
Le Centre de Médiation asbl fête ses 10 ans AGENDA CONFÉRENCES « MÉDIATION »au Luxembourg
· Lundi 7 avril 2008 - FORUM GEESSEKNAEPPCHEN à 19h30 o Conférence publique « N’oublie pas que c’est toi qui es parti(e) ! Gérons notre conflit autrement … »
o intervenante : Mme Monique STROOBANTS (BE) o organisé par : Centre de Médiation asbl et ALMA asbl o lieu : Forum Geesseknaeppchen o horaire : 19h30
· Jeudi 24 avril 2008 o Conférence publique « Médiation - Médiateur »
o intervenant(e)s : M. Marc FISCHBACH (LU) et autres intervenant(e)s o organisé par : Mierscher Kulturhaus o lieu : Mierscher Kulturhaus 53, rue Grande-Duchesse Charlotte à Mersch o horaire : 20h00
· Mardi 20 mai 2008 o Conférence publique « La médiation – de la confrontation à la coopération »
o intervenant : M. Paul DEMARET (LU) o organisé par : l’Eltereschoul / Jugendhaus SABA, Commune de Sanem o lieu : Maison culturelle A Gadder 10, rue de France à Belvaux o horaire : 19h30
· Mardi 24 juin 2008 o Conférence publique « La médiation … Un nouvel espace de justice »
o intervenante : Mme Michèle GUILLAUME-HOFNUNG (FR) o organisé par : Centre de Médiation asbl et ALMA asbl o lieu : Forum Geesseknaeppchen o horaire : 19h30
· LUNDI 07 juillet 2008 o Conférence publique « Vers une nouvelle ère de la négociation : quelles implications pour la médiation ?»
o intervenant : M. Lionel BOBOT (FR) o organisé par : Centre de Médiation asbl et ALMA asbl o lieu : Chambre des Métiers horaire : 19h30· Mardi 7 octobre 2008 o Conférence publique « Familienmediation Stand der EU-Richtlinien »
o intervenante : Mme Lis RIPKE (DE) o organisé par : Centre de Médiation asbl et ALMA asbl o lieu : Forum Geesseknaeppchen o horaire : 19h30
· Vendredi 28 novembre 2008 o Séance académique – 10 ans Centre de Médiation asbl o organisé par : Centre de Médiation asbl o lieu : Forum Geesseknaeppchen
· Samedi 29 novembre 2008 o COLLOQUE NATIONAL – MEDIATION AU LUXEMBOURG o organisé par : Centre de Médiation asbl o lieu : Forum Geesseknaeppchen
2009
· Vendredi 15 mai 2009 et samedi 16 mai 2009 o COLLOQUE INTERNATIONAL DE L’AIFI - www.aifi.info
« Autour des familles en crise Sens et cohérence des nouvelles pratiques »
o organisé par l’Association Internationale Francophone des Intervenants auprès des familles séparées (AIFI) en collaboration avec le Ministère de la Famille et de l’Intégration et le Centre de Médiation asbl ainsi que l’ALMA asbl o Lieu : Mierscher Kulturhaus
COLLOQUE 2007 24, 25, 26 MAI 2007 à LYON (France) « AU DELA DE LA CRISE... DE LA DECONSTRUCTION A LA CREATION DE NOUVEAUX LIENS DANS LA FAMILLE » ASSOCIATION INTERNATIONALE FRANCOPHONE DES INTERVENANTS AUPRES DES FAMILLES SEPAREES (A.I.F.I.) organise son 3ème Colloque les 24, 25, 26 Mai 2007 à LYON (France)
Madame Marianne SOUQUET lors de la conférenceVOIR LA PRESENTATION PROJETEE LORS DE LA CONFERENCE (pdf)Le Centre de Médiation asbl en collaboration avecl'Association Luxembourgeoise de la Médiation et des Médiateurs Agréés (ALMA)
organise une conférence publique Mardi 06 février 2007 à 19 heures
"LA MÉDIATION... UN OUTIL À TOUTE ÉPREUVE ?" Par Madame Marianne SOUQUET (F) Médiatrice & Formatrice en Médiation AU Centre Culturel Français 34A, rue Philippe II à L-2340 Luxembourg le communiqué de presse au format PDF
CONFERENCE PUBLIQUE A DUDELANGEjeudi 12 octobre 2006 à 19h00 Fondation Pro Familia 5, route de Zoufftgen L - 3598 DUDELANGE
Conférence publique du 12 octobre 2006 La Ville de Dudelange à l’occasion de la mise en place de son service de médiation de voisinage vous invite ensemble avec le Centre de Médiation asbl et la Fondation Pro Familia à une Conférence publique « La médiation dans tous ses états…. » Cette conférence abordera les différents types de médiations possibles : la médiation familiale (pour les conflits de couple, le divorce, la mésentente familiale,…), la médiation pénale (en tant qu’alternative à la justice traditionnelle), la médiation scolaire, la médiation de voisinage (conflits entre voisins, nuisances, servitudes,…). La médiation est un mode de résolution des conflits permettant aux personnes en présence de retrouver la maîtrise de leur conflit et d’y apporter elles-mêmes leur(s) propre(s) solution(s). Intervenants : Mme Pierrette MEISCH Criminologue, lic. en santé publique, directrice de la Fondation Pro Familia Mme Sandy ROULLING Psychologue diplômée, Centre de Médiation Socio-Familiale de la Fondation Pro Familia M. Paul DEMARET Master Européen en Médiation, Coordinateur du Centre de Médiation asbl M. Dan BIANCALANA Echevin de la Ville de Dudelange La conférence aura lieu le 12 octobre à 19h00 à la Fondation Pro Familia, 5, route de Zoufftgen L-3598 DUDELANGE
L’entrée est libre.
Conférence publique :
MES PARENTS SE SEPARENT... ET MOI LA-DEDANS ? Par Madame Jocelyne DAHAN Responsable pédagogique du Master Européen en Médiation & Médiatrice familiale
Conférence publique du 7 juillet 2005 La conférence :
Mes parents se séparent et moi je deviens quoi ?
Les enfants et la séparation de leurs parents
Conférence pour le Centre de Médiation du Luxembourg Jeudi 7 Juillet 2005 Jocelyne DAHAN
Les enfants et la séparation de leurs parents
Pour commencer cette rencontre, je voudrais remercier les responsables et les médiateurs du Centre de Médiation du Luxembourg pour m’avoir associée à cette soirée. La question de la place des enfants dans la séparation de leurs parents est centrale, elle est au coeur de toutes les préoccupations de celles et ceux qui croisent ces situations : les membres de la famille que ce soit les parents, les grands parents, mais aussi les professionnels : magistrats, avocats, professionnels de l’action sociale, psychologues, enseignants. Ce travail de maillage entre l’indicible et la souffrance, entre des rancoeurs et des blessures, entre des enfants enjeux d’un conflit d’adultes et leurs deux parents, tel est le quotidien peu ordinaire des Points Rencontre. Alors pour guider notre rencontre ce soir, pour ne pas lui mettre un point, je vous invite à suivre un enfant, à l’écouter et à comprendre ses mots… Gaétan a six ans, petit bonhomme bien campé sur ses pieds il entre à reculons dans mon bureau, « Je veux pas te parler ! » Bien parti pour un lieu d’entretien ! Je m’adresse à ses parents, il observe, il regarde et après avoir écouté il se met à dessiner : deux bonhommes rouge occupent l’espace, un très grand, un plus petit, dans un coin, barbouillé de bleu et de vert une petite silhouette. Il parle sans s’adresser à personne, mais il parle pour nous tous ! Quand j’étais petit c’était bien, le soir Papa venait me chercher à la crèche, maman nous attendait à la maison, des fois ils venaient même tous les deux. Maintenant je vais à l’école, mais c’est une dame qui m’emmène, maman travaille toujours, elle et papa ils ne s’aiment plus, ils me l’ont dit. Mais moi je le savais, je les entendais dans mon lit se disputer, crier, je sais que c’est de ma faute car je n’écoute pas beaucoup, des fois je fais des colères, et aussi des fois j’ai e u envie que papa s’en aille, pour que je sois tout seul avec Maman, comme ça on aurait fait ce qu’on veut, on aurait même mangé plein de choses qu’on aime nous deux… Mais maintenant je veux plus, j’ai cru que les disputes allaient s’arrêter mais pas qu’ils allaient se quitter, ça non, je ne le voulais pas. Un jour c’était plus que d’habitude, j’ai eu peur je les ai entendu, maman disait : « vas t’en, je n’ai pas besoin de toi… », je me suis mis les mains sur les oreilles, je ne voulais pas… Maintenant on est des divorcés, c’est comme ça qu’ils disent mes copains, et moi je ne sais plus ce que je dois faire, c’est de ma faute ? Oui, j’en suis sûr et puis j’ai peur qu’ils m’abandonnent, qu’ils me laissent chez grand maman… Ils m’ont dit qu’ils allaient s’occuper de moi, ils disent qu’ils m’aiment tous les deux, mais je vois bien dans leur yeux quand ils se rencontrent il y a de la haine, c’est très beurk ! Je voudrais tellement que tout soit comme avant, parce que mes parents divorcent mais moi je vais devenir quoi ? » Ces propos nous les avons entendus, nous les entendons et la question est là posée, elle nous touche car la séparation est bien une affaire de souffrance, de blessure… Bien souvent les parents, pris dans leurs propres difficultés, me demande : “ Que dire aux enfants, Comment les rassurer ?”XE "Bien souvent les parents, pris dans leurs propres difficultés, me demande : “ Que dire aux enfants, Comment les rassurer ?”" Ma première réponse est de les conforter dans leurs places de parents : “Faites comme vous avez toujours su faire, avec les mots qui sont les vôtres, ne cherchez pas la complication ! ”XE "Ma première réponse est de les conforter dans leurs places de parents : “Faites comme vous avez toujours su faire, avec les mots qui sont les vôtres, ne cherchez pas la complication ! ”" Et, aujourd’hui, face à cette demande pressante d’une réponse à tout prix, d’une réponse pour sécuriser, je pourrais dire : “ La recette la mieux adaptée à votre question nous vient de ceux qui connaissent les enfants, qui entendent leurs difficultés. Ils nous apprennent qu’avec une dose de bon sens, bon pour chacun, une once de tendresse, un zeste de respect pour la souffrance de l’enfant et le tout saupoudré du fait d’accepter que la tristesse de l’enfant soit normale et inévitable ! ” Cependant, je ne veux pas dire qu’il faille nier la difficulté des parents, bien au contraire il est indispensable de les rassurer, de les guider mais sans faire à leur place, pour eux en les accompagnant afin qu’ils trouvent eux-mêmes les justes mots, les justes moments pour parler aux enfants et surtout ne pas les laisser dans le silence, dans l’absence, au risque de les plonger dans le désespoir. Mais avant tout laissons les enfants à leur place, il est urgent d’aider au développement de lieu de gestion du conflit des adultes, et permettre que chacun trouve, retrouve sa place, sans glissement d’une fonction à l’autre, d’une « main à l’autre » . Il faut aider les parents en sollicitant leurs compétences et en recherchant avec eux des solutions, les attitudes à adopter si besoin est, le cas échéant, les référer vers d'autres professionnels.XE "Tout au long des entretiens, je sollicite les parents dans l'observation des manifestations diverses des enfants, je cherche avec eux des solutions, les attitudes à adopter si besoin est, le cas échéant, je peux les référer vers d'autres professionnels." Il faut pouvoir traiter, différencier les aspects conjugaux des aspects parentaux souvent amalgamés au moment de la rupture en temps que le conflit n'est pas dépassé.XE "La médiation me permet de traiter séparément, de différencier les aspects conjugaux des aspects parentaux souvent amalgamés au moment de la rupture en temps que le conflit n'est pas dépassé." L'une des difficultés pour les parents est constituée par la peur de perdre leur place auprès des enfants, l'amalgame entre le conjugal et le parental est renforcé par leurs propres difficultés émotionnelles. Les enfants ont besoin d'être rassurés, mis à l'abri des conflits, de ne pas être pris à partie et vont chercher à vérifier la crédibilité de leurs parents, après la séparation.XE "Les enfants ont besoin d'être rassurés, mis à l'abri des conflits, de ne pas être pris à partie et vont chercher à vérifier la crédibilité de leurs parents, après la séparation." 1. Les enfants et la séparation de leurs parents Les enfants réagissent de façon différente à la séparation de leurs parents, en fonction de leur âge, de leurs besoins, de l'étape de leur développement psycho-affectif. Différentes questions se posent quant aux effets négatifs de cet événement familial sur leur comportement. L'observation des enfants, dont j’accompagne les parents, met en évidence que les enfants réagissent par la modification de leurs comportements, en développant des somatisations de tous ordres, en inventant toutes sortes de stratégies pour signifier leurs malaises. Une étude de Judith Wallerstein et Joan Kelly ("Pour dépasser la crise du divorce" Privat. 1989), démontre que ce n'est pas temps le divorce, lui même, qui entraîne des difficultés chez les enfants, que la façon dont il se déroule. Les auteurs ont identifié, pour chaque âge spécifique, des comportements spécifiques, je les ai articulé à ma propre pratique et mis en regard avec les étapes du développement psycho-affectif. Je vous propose de les décliner ci-après : 1.1 Les enfants de 0 à 3 ans :A cette étape de leur développement les enfants sont dans une période encore fusionnelle, Mélanie Klein ( "La psychanalyse des enfants" Payot-1978 ) repère une étape qui marque l'élaboration du processus de différenciation autour du 9° mois et qui s'exprime par une phase dépressive. L'enfant prend conscience qu'il existe séparément de sa mère, l'observation psychomotrice d'enfants de cet âge montre la prise de conscience des différentes parties du corps par l'enfant. A cet âge l'enfant va vivre la séparation comme un acte d'abandon, d'angoisse, ce ressenti interne il l'exprime, notamment, par des troubles du sommeil, des pleurs fréquents. 1.2 Les enfants de 3 à 6 ans :Les enfants sont à l'âge de la première scolarisation. Ils ont réalisé les principales acquisitions, qui leur permettent l'autonomie et leur donne accès à la socialisation : le langage, la propreté... Nous caractériserons cette étape de leur développement en regard avec la période œdipienne, c'est l'âge de la conscientisation de la différence sexuelle, l'enfant face à la séparation de ses parents va développer une culpabilité importante, de responsabilité de la séparation. Il le manifeste par une régression de acquis, une plus grande tristesse, des pleurs fréquents... 1.3 Les enfants de 6 à 9 ans :Les enfants entrent dans une période définie par les psychologues comme période de latence, sur le plan social ils ont acquis l'écriture, la lecture... Dans cette période ils vont continuer de se sentir coupables de la séparation, ils peuvent alors manifester de la colère à l'égard du parent qu'ils pensent être "coupable" de cette initiative, inventer mille et stratégies pour tenter de réconcilier ses parents. 1.4 Les enfants de 9 à 12 ans : Il s'agit de la période pré-adolescente, le groupe de copains constitue un lieu social privilégié. Il va utiliser le changement familial pour accéder à son autonomie. On observe, à cet âge, des difficultés à exprimer les émotions, les sentiments. Les enfants sont désappointés face à cette situation, se sentent impuissant à opérer un changement quelconque pour modifier la décision des parents. 1.5 Les jeunes de 12 à 16 ans :L'entrée dans l'adolescence est une étape particulièrement capitale, la construction identitaire capitalisée depuis le plus jeune âge, va se mettre en forme. L'adolescent a besoin à la fois de se confronter au parent du même sexe, et en même temps besoin de s'en détacher. Les conflits des parents lui semblent difficiles à l'âge, où il quitte lui même le monde de l'enfance, la projection sur le monde adulte devient menaçante. Il a tendance à fuir la maison, face au conflit il peut trouver refuge dans des comportements dépressifs. Ce balayage rapide et succinct, montre que les enfants réagissent à la séparation en fonction de leurs "propres compétences", leurs propres besoins. Les parents, eux-mêmes pris dans leur gestion émotionnelle, vont repérer ces comportements qui réactivent leur propre culpabilité, leur colère et devient le justificatif, le principal argument pour pointer "l'incompétence" de l'autre parent. La notion d'intérêt de l'enfant est à utiliser avec beaucoup de prudence, l'utilisation de la parole de l'enfant dans le cadre des procédures peut avoir des effets pervers et brouiller son statut, si sa parole fait loi, est-il alors encore à sa place d'enfant ? 2. Les comportements des enfantsA partir d’observations je vous propose cinq typologies de réactions des comportements des enfants: · les enfants développent un syndrome d'abandon, par système projectif : puisque ces adultes qui se sont aimés sont capables de se quitter, alors pourquoi ne le quitteraient-ils pas aussi ? · ils réagissent par la culpabilité, persuadés d’être à l’origine de la séparation, s’appropriant le dysfonctionnement familial. · ils développent des fantasmes de réconciliation, ils vont alors élaborer mille et une stratégies inconscientes pour tenter de ramener leurs parents « comme avant ». La plupart de ces scénarios passent par des phénomènes de somatisation. · ils s'enferment dans une loyauté à l'égard du parent qu'ils sentent en difficulté, le psychiatre Richard GARDNER a décrit ce qu’il appelle « le syndrome d’aliénation parentale » dit : le S.A.P. L’enfant dit « sapé», va pouvoir mettre ses besoins, ses désirs en sourdine pour protéger le parent qu’il pense en souffrance, an difficulté, abandonné par l’autre parent. · ils vont alors "porter" leurs parents par un comportement de parentification, et il n’est pas rare d’entendre : « les enfants du divorce sont très matures! ». 3. Que faire de la parole de l’enfant : comment l’aider à sortir du silence ?XE "68" Nous savons bien combien l’enfant est concerné par ces situations conflictuelles, ces dysfonctionnements, et combien l’écoute, la prise en compte de "sa parole" est complexe, demande des compétences très particulières et nécessite la définition d'un cadre précis. L’enfant, aujourd’hui a la possibilité d’être entendu par le juge lors du divorce ou de la séparation de ses parents, parfois même les enfants ont accès à un avocat d'enfant qui vient porter leurs paroles par devant le juge.XE "La Loi de 1993, confirme; pour l’enfant, la possibilité d’être entendu par le juge lors du divorce ou de la séparation de ses parents, parfois même les enfants ont accès à un avocat d'enfant qui vient porter leurs paroles par devant le juge." Quand bien même l’enfant n’est pas partie de cette procédure, les conséquences, le poids de sa parole sont bien dommageable. Il peut tout autant être entendu par un avocat.XE "Quand bien même l’enfant n’est pas partie de cette procédure, les conséquences, le poids de sa parole sont bien dommageable." La réalité se trouve bien là, inscrite dans l’étymologie même du mot enfance, du latin infans, et l'enfant doit demeurer celui qui a encore le droit à l’erreur, en dépit du dicton, bien connu : “la vérité sort de la bouche des enfants !”XE "Toute la différence se trouve bien là, inscrite dans l’étymologie même du mot enfance, du latin infans, et l'enfant doit demeurer celui qui a encore le droit à l’erreur, en dépit du dicton, bien connu : “la vérité sort de la bouche des enfants !”" C’est bien de cette vérité, de sa parole dont il est question, lorsque l’enfant pris en otage dans le conflit de ses parents vient “offrir” sa parole, dans le cadre d’une procédure, qui devrait rester celle du conflit de ses parents. Mais comment ferait-il autrement, alors que sa parole a occupé tout l’espace familial et que le pouvoir de ses mots deviennent loi ?XE "Mais comment ferait-il autrement, alors que sa parole a occupé tout l’espace familial et que le pouvoir de ses mots deviennent loi ?" Existe-t-il une solution pour éviter ces dérapages ? Il serait ambitieux, ou illusoire, en qualité de professionnelle, de laisser croire que je détiens la solution, si je mets l’accent sur la nécessité d’entendre les messages implicites des enfants, il est tout aussi important de prendre le temps de pouvoir “décoder” les besoins des parents afin de proposer l’accompagnement le plus judicieux et permettre à la parole des enfants d’être accueillie dans un espace qui lui soit spécifique. Je me souviens de cette petite fille de huit ans, qui disait à son père, après quelques heures de retrouvailles :XE "Je me souviens de cette petite fille de huit ans, qui disait à son père, après quelques heures de retrouvailles :" “ Papa, il faut que je te dises maman serait triste de savoir que je suis contente de te voir, alors chaque fois que j’arriverai je vais pleurer et dire que je ne veux pas te voir, tu comprends elle est tellement triste ! ” ou bien d’autres encore qui par “ fidélité ” à la souffrance du parent blessé refusent, des heures durant, de poser même un regard sur ce parent “ banni ”.XE "ou bien d’autres encore qui par “ fidélité ” à la souffrance du parent blessé refusent, des heures durant, de poser même un regard sur ce parent “ banni ”." J'ai mentionné, précédemment; que pour un sur deux, des enfants concernés par le divorce, la séparation de leurs parents, la relation d’avec l’un de leurs deux parents va s’interrompre. S’interrompre parce que le divorce, la séparation ne sont pas de simples adéquations économiques, ou alignements à des textes légaux ! Dans le cadre du règlement de ces conflits familiaux la tâche des juges est complexe, il leur est demandé de rendre “ justice”, de dire le droit là où les émotions, les blessures engluent le paysage!XE "Dans le cadre du règlement de ces conflits familiaux la tâche des juges est complexe, il leur est demandé de rendre “ justice”, de dire le droit là où les émotions, les blessures engluent le paysage!" L’enfant est tiraillé, ballotté, mis en position d’adulte, est-ce sa place, son rôle, alors que l’on a de cesse que de promouvoir le soutien à la parentalité ? C’est bien par respect pour les enfants que je suis méfiante face à tous ces espaces dans lesquels la parole de l’enfant peut-être répandue, éparpillée, et bien entendu je crois, au travers de tout ce qui a déjà été dit dans cet ouvrage à la nécessité de le laisser en dehors de ce conflit, de le protéger de ce combat que se livre les parents, par respect pour son statut d’enfant. 4. La Médiation Familiale Apparue en Europe vers la fin des années 80, à l’initiative des associations de parents divorcés, la médiation familiale est aujourd’hui réglementée et encadrée par des textes qui définissent la qualification et les conditions d’exercice de ces professionnels dans la plupart des pays européens. Lorsque ces textes ne sont pas encore en vigueur les associations nationales effectuent cett régulation en garantissant la qualité des médiateurs. Définition Depuis son émergence en Europe la Médiation Familiale a été définie et aux fils des années l’évolution et le développement des pratiques ont permis un ajustement de sa définition. Ainsi, son contexte d’application s’étend englobant les conflits familiaux dans leurs diversités, la médiation s’applique aux contextes suivants : - Intergénérationnelle, - Successorales, - Protection de l’Enfance, - Pénale familiale. Si dans un premier temps son contexte d’application a clairement été posé en regard des incidences liées au divorce, à la séparation et progressivement une extension se repère à la fois en articulation avec l’évolution législative, et en même temps de manière corollaire avec l’apparition de nouveaux contextes d’application liés à la pratique professionnelle initiale des médiateurs familiaux. La question de la place de la médiation pénale dans le contexte familial se pose. Définir la Médiation Familiale revient à affirmer et à poser de façon claire : ses champs d’application, son objet, la posture professionnelle du médiateur familial ainsi que les finalités de cette intervention. Ce qui est défini est circonscrit, repéré, posé, une définition doit permettre, par son énoncé de repérer un contour clair, or, nous savons, par analogie, que le titre d’un ouvrage, d’un exposé n’est finalisé, la plupart du temps, lorsque le dernier mot, la dernière ponctuation est posée. C’est dans cet esprit que la France, qui a créée un Diplôme d’Etat, a élaboré une définition unique : Définition retenue par le Conseil National Consultatif de la Médiation Familiale (2002) "La médiation familiale est un processus de construction ou de reconstruction du lien familial axé sur l’autonomie des personnes concernées par des situations de ruptures ou de séparations dans lequel un tiers impartial, indépendant, qualifié et sans pouvoir de décision : le Médiateur Familial favorise, à travers l’organisation d’entretiens confidentiels, leur communication, la gestion de leur conflit dans le domaine familial entendu dans sa diversité et dans son évolution". Concise cette définition a le mérite de poser le champ d’intervention (situations de ruptures ou de séparations), la mission (favorise leur communication, la gestion de leur conflit) et la référence éthique (tiers impartial, indépendant, qualifié et sans pouvoir de décision). Où s’exerce la Médiation Familiale ? Deux modèles sont repérés en Europe : - les services, souvent associatifs, proposant un accès à plusieurs contextes de médiation, reliant, ainsi, la médiation familiale à la constellation des médiations, - les lieux spécifiques de médiation familiale. Cependant, quelque soit le lieu d’exercice ces structures répondent aux critères d’indépendance, de respect d’une même déontologie, de proximité, de pluridisciplinarité, dans un souci d’accessibilité le plus grand possible. Comment se déroule la MF ? Tout au long des entretiens, le médiateur sollicitera les parents dans l'observation des manifestations diverse des enfants, cherchera avec eux des solutions, les attitudes à adopter et, si besoin est, il pourra référer vers d'autres professionnels. La médiation permet de traiter séparément, de différencier les aspects conjugaux des aspects parentaux. L'une des difficultés pour les parents est constituée par la peur de perdre leur place auprès des enfants, l'amalgame entre le conjugal et le parental est renforcé par leurs propres difficultés émotionnelles. La médiation constitue parfois un élément de départ au processus de différenciation, d'appropriation de l'identité, cette amorce peut permettre le préalable au un travail personnel, qui permet d'élaborer le deuil de la séparation, sa compréhension. En redonnant aux parents leurs rôles, leur responsabilité la médiation constitue un espace qui permet à l'enfant de ne pas avoir à se substituer à un comportement d'adulte.La médiation familiale va se dérouler selon un processus structuré en quatre phases : - l’accueil : mise en place du cadre, recueil de l’accord des personnes à la médiation familiale, recueil du récit de vie, identification des points d’accord set des points à négocier, signature de l’engagement à la médiation, - Travail sur les responsabilités parentales, - Travail sur les responsabilités financières, - Rédaction des accords. Le coût des entretiens est, la plupart du temps, proportionnel aux ressources des personnes. La médiation constitue parfois un point de départ au processus de différenciation, d'appropriation de l'identité, cette amorce peut permettre le préalable à un travail de type psychothérapeutique individuel, qui permet de pouvoir commencer, peu à peu, à accepter la séparation et à élaborer le deuil de la relation, la compréhension de la position de l'autre partenaire. Il faut redonner aux parents leurs rôles, leurs responsabilités pour permettre à l'enfant de ne pas avoir à se substituer à un comportement d'adulte. CONCLUSION Contes à grandir, contes à guérir de Jacques Salomé : « l’histoire du petit merle qui n’avait pas accepté la séparation de ses parents » Débat avec la salle.
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